Marchand d'heures

Métro-soleil

"Métro aérien: c'est une antitse, un univers paradoxal la ville à l'envers se vèle. Métro: ce qui avait pour essence de se tenir enfoui, tapi dans l'ombre humide, vient jouer sans vergogne dans le soleil. Quelques tronçons éparpillés, éclats d'insolence légère, histoire de plonger le regard au creux des appartements chics ou populaires, le temps d'apercevoir ce que les autres ne cachent pas, mais qu'on emporte quand même comme une image dérobée, secrète.
A Cambronne, au but du printemps, les gros boulons rivés sur les traes du pont vont parler au feuillage. La gare déploie ses escaliers fermés, verre dépoli, structures d'acier d'une austérité presque égante: c'est de l'urbain théâtral, grandiloquent. Les figurants sont appelés à scouler dans un anonymat fer, c'est le cor qui compte. Mais il y a ce carreau cassé, près de la rampe: un puits de lumière vient s'inventer là, un désir d'arbre, de terrasse en contrebas. La liberdu jour est si neuve et si belle, aux bords déchiquetés de la brisure."

P. Delerm.
Paris l'instant.

# Posté le jeudi 21 février 2008 05:12

De quelque part à quelqu'un

De quelque part à quelqu'un
Une eau-lumière

"C'est l'eau des bassins, des fontaines. L'eau du mercredi après-midi, quand les premiers soleils de mai mettent les enfants en nage, et qu'ils abandonnent lelo jeté à terre ou le ballon de foot pour pencher la tête et boire en s'étranglant de désir, de plaisir. Ou bien ils recueillent au creux de leur main un long trait de lumière éclaboussante -mais toujours les pieds écartés pour ne pas s'embourber, pour ne pas s'arroser, toujours il faut que cet étanchement ait quelque chose d'inconfortable qui aiguise la soif avec une abondance un peu gâcheuse.
Plac
e Saint-Sulpice, les évêques hiératiques protégés par des lions font de l'écoulement une sculpture hivernale, distante, on ose à peine plonger les mains dans le bassin. Au Palais-Royal, la violence des jets tire un feu d'artifice assourdissant.
Pa
ris de l'eau qui sourd, souvent solennelle et brutale dans son jaillissement, mais qui bientôt retombe et s'adoucit pour calmer, protéger. Tant de poussière blanche vole aux chaleurs étonnées. La ville a ses déserts pour inventer ses oasis, statues cracheuses imrieuses ou petits édicules biscornus, cariatides potelées, bassins flâneurs où tanguent des voiliers. Tout s'y reflète et rafraîchit, en miniature, au ralenti."

P.
Delerm.
Paris l'instant
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# Posté le mercredi 20 février 2008 13:50

La spirale infernale

...Elle arrive comme ça, sans prévenir, sournoise et hypocrite...

Elle bute innocemment,
R
ééquilibrer la balance
avant de se laisser emporter dans le tourbillon ignoble
Tout s'enchaîne ts vite,
Trop vite

Puis sans comprendre pourquoi
Ni comment

Ce corps
devient
lambeaux de chair en détresse; gare à l'âme meurtrie ignorante et fragile


Non
A celles qui commencent à se débarrasser d'un tout premier kilo
S'aimer comme on est, s'accepter.
-Avoir un corps, c'est avoir une âme.-

Car le pire est de voir son corps devenir un copeau squelettique et de ne même pas s'en rendre compte.
Et ne surtout pas oublier que

« Manger c'est le début du Bonheur. »


Sans quoi, je suis malade
La descente aux Enfers
Anorexik

Un cauchemar sans faim


Une effroyable spirale infinie, d'où
Il reste les traces.


J'ai mal;
Mais y'a personne bordel!
dans ce corps vide et creux...
Deux semaines pour agir. Ca passe ou ça casse.


# Posté le vendredi 15 février 2008 17:06

En chanson

En chanson
Juste une place
vertige
tous les jours
rythme. des mots
championnats
poésie
liberté
voyage

[ Summer Sun ]
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# Posté le vendredi 25 janvier 2008 17:23

Citation

"Marcher comme une feuille morte
tombée de l'arbre
que le vent emporte,
sans savoir si c'est le vent
qui vous porte
ou si vous portez le vent..."
Michel Jourdan
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# Posté le vendredi 25 janvier 2008 17:06